
Mon travail s’infuse de l’instant présent.
L’inspiration est un cadeau, un moment de grâce ou un coup de tonnerre. Elle survient au détour d’une vision-intuition où tout semble soudain prendre forme par un agencement des choses, une synchronicité. Elle m’interpelle, me secoue parfois.
Alors je pars à la rencontre de ce qui cherche à devenir.
Comme avec la pratique de l’aquarelle, la spontanéité est essentielle. La peinture se construit dans un ex-nihilo où le sujet se dévoile entre maitrise et lâcher prise.
L’acte de peindre est déterminant. L’œuvre surgit d’un coup, d’une impression furtive ou bien demande maturation. Alors j’explore, je cherche, je recouvre. J’apprivoise la matière, l’invite à tomber les voiles pour ne garder que l’essentiel.
Le thème du paysage est toujours d’actualité mais sa construction devient une sorte de mise en scène abstraite propice aux questionnements.
Je transgresse, transforme un voyage toujours recommencé.
C’est une ode à la nature, toutes les natures, qui rappelle le coté éphémère de la vie, sa force, sa fragilité.
Une cartographie intime d’où naissent des paysages minéraux, végétales, aquatiques.
Elle relie à des territoires mystiques, absorbants qui invitent à répondre à l’écho où la résonance de chacun perpétue l’espace, abolie les limites, délie l’imaginaire. C’est une expression sensible, lyrique, solidement reliée à la terre mais libre d’envol.