démarche

L’essentiel de ma démarche sonde le thème du paysage en tant que « mémoires » des lieux traversés.

Éloignée de mes territoires d’inspirations d’origines (Grèce, Polynésie . . .) je fais des souvenirs de ces aller- retours des « territoires » à explorer. Je prends les chemins de traverses à la rencontre de sensations nouvelles, inattendues, surprenantes. Là, apparaissent des paysages plus intimes où le temps transforme parfois radicalement la vision que je m’en était faite.

« Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c’est de se mettre en état de les faire » . Constantin Brancusi

Sincérité, authenticité sont nécessaires pour rencontrer l’inspiration singulière qui se traduit tour à tour en moment de grâce ou en coup de tonnerre. C’est au détour d’une vision-intuition que tout semble soudain prendre forme par agencement des choses, par synchronicité.
Quelle que soit la technique choisie, la spontanéité est essentielle pour que la peinture se construise dans un ex-nihilo entre maitrise et lâcher prise.

Avec l’encre ou avec l’aquarelle, pas de repenti possible : Il faut être juste en un seul élan, un seul geste, à la fois précis et puissant. Les techniques de la peinture à l’huile, à l’acrylique, compose le sujet et le décompose tour à tour. Il se découvre, se recouvre, prend de l’épaisseur, subit grattage et raclure, demande maturation, recul. La matière est apprivoisée pour ne garder que l’essentiel. L’acte de peindre est pour moi déterminant.

Le paysage tend à s’effacer au profit des formes et des couleurs.
À travers lui, comme à l’affut du monde, il s’agit de capter sa puissance d’abstraction, ses jeux d’ombres et de lumières. C’est lui même qui en définit les contours, les formes, ses couleurs et son rythme : sa vibration propre.

Questionnements, surprises, l’imaginaire s’en mêle et l’œuvre se dévoile. À l’image du côté éphémère de la vie, de sa force, de sa fragilité.

« On croit que l’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait » – N.Bouvier – L’usage du monde



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